DIASS / Diagnostic social : Crise des valeurs

Pap SECK/Diass-Infos : Terre d’illustres et dignes fils qui toute leur vie durant ont œuvré pour l’incarnation des valeurs SAAFI (bravoure, solidarité, dignité, discrétion, respect de soi et d’autrui, rigueur, etc.) qui devraient être le ciment de notre cohésion sociale et le socle de notre développement économique, le SAFEN s’en retrouve presque dépouillé de sa carapace qui le protégeait de toute attaque ou agression déstabilisatrice.

Il n’est plus un secret que le monde où nous vivons est confronté à des défis énormes dont le plus sensible est lié à la crise des valeurs. Pourtant, des valeurs, il en faut absolument pour pouvoir se frayer un chemin et atteindre ses objectifs. Mais le constat est qu’aujourd’hui, les vertus cardinales pour parachever notre sens de l’humanité sont laissées de plus en plus en rade dans la recherche effrénée du confort matériel et de promotion personnelle.

Il est important de regarder sur le rétroviseur et de se rappeler des principes traditionnels qui fondent la société surtout SAAFI (qui nous intéresse). Force est reconnaître que la jeunesse manque aujourd’hui de repères et de modèles.

Les valeurs principales de la société SAAFI,  de la  société en général constituent tout d’abord le ciment de la famille (la base de l’éducation) : le respect de l’autre, la solidarité, l’équité, la responsabilité. Ces mêmes valeurs sont également le soubassement moral de la société SAAFI (donc retour à nos valeurs et je ne serais pas jusqu’à dire au système  traditionnel)

La société SAAFI, à travers des hommes et des femmes de valeurs, nous a enseigné la suprématie de la collectivité sur l’individu, la solidarité responsable, le respect dû aux aînés, aux vieillards, le travail collectif ou communautaire. A toutes ces valeurs s’ajoutent les qualités morales : le courage, l’honnêteté, l’obéissance, la politesse, le sens de la responsabilité, l’intégrité.

La crise des valeurs impacte négativement sur la réussite sociale en ce sens qu’elle développe chez certains le sens de l’égoïsme, de l’ardent désir d’accéder à de plus hautes stations à travers cette maxime : « la fin justifie les moyens ». Pour la plupart de ceux qui sont victimes de cette crise des valeurs, tous les moyens sont bons pour réussir socialement.

Contrairement à ce que l’on peut être tenté de croire, la réussite sociale ne doit pas être appréciée qu’en terme matériel. Réussir socialement ce n’est pas seulement disposer de bâtisses somptueuses, ni avoir en sa possession des biens mobiliers et immobiliers enviables. Evaluer la réussite sociale de quelqu’un c’est aussi examiner sa sociabilité, le respect et l’estime qui lui sont voués par son voisinage.

Ainsi dit, la crise des valeurs entraîne inéluctablement un échec sur le plan social. Les vertus, communes à toutes les communautés, ethnies, races et religions, ne peuvent être laissées en rade dans la création d’un projet humain et d’un idéal humaniste. Les notions de dignité, de vergogne, de pudeur, et de courage par exemple, servent sans aucun doute.

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