TABASKI : les chauffeurs augmente illégalement les tarifs du transport la population dans le désarrois

TABASKI : les chauffeurs augmente illégalement les tarifs du transport la population dans le désarrois


A la gare Beaux maraichers, la grande inquiétude des voyageurs est la hausse des prix du transport. Conséquence : certains étaient prêts à en découdre avec les chauffeurs. Ce qui a donné beaucoup de tensions. « A chaque approche de la fête, certains chauffeurs spéculent pour augmenter les prix de transport. D’habitude, je payais 8000 francs pour me rendre au Fouta. Aujourd’hui (ndlr : Hier lundi), on m’a fait comprendre que le billet coûte 10 000 F sans compter le supplément que je dois payer pour le transport de mes bagages. C’est inadmissible ! Cela doit arrêter. Il faut que le ministre des Transports fasse entendre raison à ces chauffeurs. Qu’il réglemente son secteur » exhorte Ramata Ndiaye dans le journal Le Témoin, ne pouvant contenir sa colère.

Un pays sans Etat, sans Gouvernement responsable expose ses populations à subir l’anarchie et le diktat de certains groupes avantagés. Le Sénégal en est la parfaite illustration. Sinon comment expliquer qu’à chaque approche d’un événement qui implique un déplacement en masse des citoyens, des chauffeurs piétinent les tarifs homologués par l’autorité pour imposer une hausse des prix du transport aux citoyens.

Au niveau des gares routières clandestines de bus « horaires », la situation est pire. Les bus en partance pour Matam, Vélingara et Touba sont stationnés à la station d’essence de Diamaguène. Aucun respect des gestes barrières entre les clients. Des voyageurs dont certains voulant faire voyager leurs moutons se bousculaient. L’espace réservé à ces bus se révélait ainsi très exigu pour contenir le nombre fou des passagers aux alentours de la station d’essence Les prix sont passés de 7000 à 8000 F au niveau des bus en partance pour Matam. Pour cette destination, on fait peu cas des mesures édictées par les autorités sanitaires. Certains passagers voyagent parfois sans masque. « Tabaski à Matam, c’est la meilleure. J’imagine déjà l’ambiance qui prévaut là-bas à l’approche de la fête avec les retrouvailles avec des amis. Cette année, les chauffeurs ont augmenté le prix du transport malgré le fait que la distance se soit raccourcie avec la nouvelle route de Linguère. Et plutôt que de diminuer le prix, ils en profitent pour l’augmenter. Ce qui n’est pas normal » se plaint Aliou Diaw, décidé tout de même à se faire violence pour être au rendez-vous familial. Encore un citoyen qui a jeté aux orties l’invite du ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr à fêter la Tabaski sur place…

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