Déchets plastiques : Les vendeurs et les usagers inquiets, le ministère maintient

Déchets plastiques : Les vendeurs et les usagers inquiets, le ministère maintient

L’interdiction de la vente des sachets en plastiques au Sénégal est entrée en vigueur au Sénégal depuis le mois d’avril. Dans ce cadre, les commerçants qui n’avaient pas fini de vendre leur stock semblent être inquiets face à cette décision.
Aminata Ba, vendeuse à la gare routière de Mbour estime que  » si le ministre interdit cela, il devrait également chercher une autre solution. Il ne peut pas interdire comme ça la vente des sachets en plastique parce qu’il y a certains sénégalais qui n’ont pas les moyens pour acheter des bouteilles « . D’ailleurs, pense-t-elle, quand on achète une marchandise à la boutique boutiquier pourra trouver une autre solution.  » Parce que, ici on peut pas acheter quelque chose sans pour autant qu’on nous donne un sachet « , remarque la vendeuse.
Pour les clients, l’important c’est de remplacer ces sachets plastiques avec d’autres qui pourraient faire l’affaire. C’est l’avis de Fatou Sene qui explique :   » il y a  des gens qui n’ont pas de quoi acheter une bouteille de 100f pour étancher leur soif. Donc, ils sont obligés d’acheter les sachets qui coûtent 50f. Et maintenant c’est avec la vente des sachets que nous parvenions à satisfaire nos besoins. Si on interdit de vendre, ces sachets alors le ministre doit trouver une solution. »
Dans cette même veine ce gérant de la grande surface qui souhaite garder l’anonymat pense que l’état doit revoir une telle décision parce que ce sera très difficile pour eux .
Du coté du Ministère, Docteur Amadou Lamine Diagne, conseiller technique du ministre de l’environnement et du développement durable éclaire la lanterne de l’opinion en montrant l’impact négatif du plastique sur notre environnement :  » le peri plastique est une préoccupation pour le gouvernement du Sénégal depuis bien longtemps, une décennie.
Mais ce n’est qu’en 2015 , qu’une première loi a été prise pour interdire un certain type de plastique à la vente ou à la détention », informe-t-il.
Il précise :  » c’est cette loi qui interdisait de l’utilisation du plastique, sachet plastique notamment dont le diamètre était inférieur à 1 m « .
Selon lui, l’interdiction des sachets en  plastiques peut entraîner la diminution des pollutions.  » Cette interdiction d’importation et d’utilisation des produits plastiques permettra de réduire la pollution à déchets plastiques mais l’autre aspect est ce stock de plastique qui est dans la nature et qui doit être réutilisé, revalorisé « , indique M. Diagne. Avant de continuer :  » Et la dessus nous avons un certain nombre de partenaires d’entreprises suisse spécialisées « .
De toute façon, des sanctions sont prévues contre les fabricants et les importateurs de sachets plastiques. La loi prévoit que quiconque fabrique ou importe des produits en plastique à usage unique et des sacs plastiques sorties de caisse, est puni d’une peine d’emprisonnement allant de 1 à 3 ans, assortie d’une amende de 5 à 10 millions de F CFA.

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