LA GROSSESSE PRECOCE AU SENEGAL

LA GROSSESSE PRECOCE AU SENEGAL

En plus de la propagation du Coronavirus, le Sénégal fait face à une autre épidémie : les grossesses d’adolescentes.
Un rapport du Groupement pour l’étude et l’enseignement de la population (GEEP), évoque plusieurs cas de grossesses précoces d’adolescentes. Ce, à cause de la promiscuité et de la pauvreté.
La fécondité des adolescentes est une réalité tangible au Sénégal en général, à Tambacounda et Kolda en particulier. Deux régions au Sud du Sénégal, le taux de grossesse précoce a connu une flambée, d’après le rapport.
Ainsi DIASS-INFOS RADIO TV s’est rendu à Tambacounda pour y voir plus claire. Cette partie du Sénégal est l’une des zones les plus touchées par ce fléau. Et des actions sur le terrain pour sensibiliser les populations y sont récurrentes.
En effet nous avons pris contact avec Monsieur MADOU CISSE directeur du CDEPS de Tambacounda qui a eu l’idée de créer des centres ado pour l’écoute et la sensibilisation des jeunes filles. Pour Monsieur CISSE il faut attaquer le mal à la Racine briser les tabous en faisant intervenir les filles qui sont les premières victimes. C’est ainsi 35 centres de conseils ado ont été créés dans la ville de Tambacounda pour lutter contre ce fléau.
Précoce, elle est souvent due aux nombreuses pressions exercées sur ces jeunes filles dans le cadre de l’institution du mariage adossée à certaines règles culturelles et/ou religieuses.
A en croire ce spécialiste, la grossesse précoce est davantage fréquente chez les populations pauvres, moins éduquées et vivant dans les zones rurales ou péri rurales
Les facteurs explicatifs de ce phénomène sont nombreux et complexes, a-t-il dit. «Le mariage précoce, la pauvreté, le faible niveau d’instruction des adolescentes, les abus et violences sexuels, la migration des jeunes filles des campagnes vers les villes
Pour exemple nous avons rencontré trois filles qui ont a peine 16 ans et 17 ans qui sont victimes de grossesse précoce , l’une d’elles KADIATOU 17 ans est entrain de vivre les pires moments de sa vie pour cause une banale rencontre avec un garçon qui lui a fait boire une boisson et un viol s’en est suivi, c’est en fin de semaine dernière qu’elle a su qu’elle est enceinte, son monde a basculé. En effet depuis qu’elle a appris la nouvelle elle ne sort plus de peur d’être là risée du quartier et même elle ne va plus à son lieu de travail pour fuir les regards.
Des KADIATOU il y en a plein à Tambacounda, c’est pour cette raison le club ado des jeunes filles ont initié des visites à domicile pour sensibiliser les familles et plus particulièrement les mamans à discuter d’avantage avec les filles sur les sujets sensés classaient tabous.
Les camarades de NGONE FAYE bravent les interdits pour disent elles briser le tabou encadrées par le directeur Coordonnateur MADOU CISSE le club des jeunes filles font le tour des quartiers de la ville pour prêcher la bonne information.
De l’avis de CISSE «Le déficit de communication au sein de la famille sur la santé de la reproduction, la déficience du système éducatif à prendre en compte les besoins en santé de la reproduction des adolescentes, l’insuffisance d’espaces jeunes au niveau des structures de santé sont (des) freins à une bonne prise en charge de la santé de la reproduction des adolescentes », a-t-il dit.
DIASS-INFOS RADIO TV /TAMBACOUNDA *Pap Yalane SECK*

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