Droit à l’avortement: encore de nombreuses inégalités au niveau mondial

Droit à l’avortement: encore de nombreuses inégalités au niveau mondial

27 mai 2018 0 Par khalil
Publicités

Diass-Infos: L’accès à l’avortement dans le monde diffère selon le pays. Entre 2000 et 2017, 33 pays ont élargi les circonstances dans lesquelles l’avortement est légalement admis. S’il est toujours interdit dans une vingtaine de pays, il est autorisé sous conditions dans la majorité des autres Etats. Au niveau planétaire, seuls 61 pays l’autorisent sans restriction aucune. Ils seront 62 si l’Irlande vote « oui » au référendum de ce 25 mai. Etat des lieux de la situation.

 Europe : le continent le plus libéral

L’île de Malte, le Vatican et Saint-Marin sont les seuls pays européens à interdire totalement l’IVG. Une Maltaise est passible de 18 mois à trois ans de prison si elle avorte, et il en va de même pour son médecin. D’autres pays l’autorisent, mais sous certaines conditions : risque pour la santé de la femme ou viol, inceste ou grave malformation du fœtus. C’est le cas de la Pologne, de Chypre, d’Andorre et actuellement encore de l’Irlande. En Pologne, le débat est enflammé sur la question de l’avortement entre l’Église et nombre de femmes qui n’ont de cesse de descendre dans les rues en clamant que leur corps leur appartient.

En Croatie, des milliers de personnes ont manifesté la semaine dernière pour réclamer la remise en cause du droit à l’avortement, garanti depuis 1978. Les ultraconservateurs se mobilisent pour l’interdiction totale également en Italie : la loi votée il y a 40 ans prévoit pour les praticiens la possibilité d’évoquer une objection de conscience, le nombre d’objecteurs de conscience avoisine aujourd’hui les 70 % ce qui rend impossible l’avortement dans de nombreuses régions surtout dans le sud du pays.

Au Royaume-Uni, les femmes doivent obtenir l’autorisation de deux médecins pour avoir le droit à une IVG pour raisons médicales ou sociales. Mais l’avortement est illégal dans la province d’Irlande du Nord, même en cas de viol, inceste ou malformation grave du fœtus. Il est autorisé uniquement si la grossesse menace la vie de la mère. Les contrevenantes risquent une peine d’emprisonnement à vie.

Quant aux autres pays, ils autorisent l’IVG. Seul le délai de recours varie selon les Etats : il est fixé à dix semaines au Portugal tandis qu’il est de 24 semaines au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas. Mais majoritairement, il est de douze semaines.