Honduras: les caravanes de migrants fuient le chômage et la violence

Honduras: les caravanes de migrants fuient le chômage et la violence

16 janvier 2019 0 Par khalil

Diass-Infos : Deux nouvelles caravanes de migrants sont parties du Honduras dans la nuit de lundi 14 à mardi 15 janvier – 1 200 personnes en tout. Comme les mois précédents, ces migrants s’étaient donné rendez-vous sur les réseaux sociaux pour partir en groupe et se protéger ainsi des passeurs et des réseaux criminels. Une route qui doit les mener d’abord au Guatemala, puis au Mexique et enfin, aux Etats-Unis. RFI a suivi leur départ de la gare routière de San Pedro Sula, la deuxième plus grande ville du pays.

Le jour n’est pas encore levé, un groupe d’une centaine de personnes s’élance au milieu des voitures le long de la grande avenue qui longe la gare routière de San Pedro Sula. S’il quitte le Honduras, explique cet homme de 36 ans, c’est d’abord pour pouvoir gagner sa vie sans subir la loi des bandes criminelles. « Nous partons d’ici parce qu’il y a beaucoup de racket et de délinquance de la part des maras, des membres de gangs. »

Une violence que beaucoup n’osent pas évoquer de peur de représailles. Cette jeune femme qui prend la route avec sa fille de 13 ans dénonce l’inaction du gouvernement de Juan Orlando Hernandez contre la criminalité et contre le chômage, qui touche une grande partie de la population.

« On se bat comme tous les Honduriens. On fait tout pour que le président Hernandez ne nous mène pas à la mort. Ici, rien n’est sûr, même dans nos maisons, on est en danger. Je suis mère célibataire, avec deux enfants, je n’emmène que celle-ci avec moi. On va voir si Donald Trump nous attend avec un lit de luxe ! Je veux travailler là-bas environ cinq ans et rentrer au Honduras. Je ne veux pas rester là-bas. Beaucoup de migrants souffrent aux Etats-Unis », explique la jeune femme.

Travailler un temps et envoyer de l’argent à sa famille. Aux Honduras, les enveloppes envoyées par la diaspora représentent près de 20% du PIB.