COMMUNE DE DIASS : SI PRES… SI LOIN MAIS TOUJOURS ENCLAVE.

DIASS-INFOS : Dans les perspectives économiques souvent annoncées par les autorités gouvernementales, il arrive qu’on fasse référence à DIASS Pourtant dans certains villages de la commune Diass on est loin de cette embellie annoncée.

Aujourd’hui la commune de DIASS constitue un pole émergent dans le Sénégal. Et cette commune qui abrite l’usine d’eau KIRENE qui alimente la quasi-totalité du Sénégal en eau soit confronté à un problème d’eau. 

Des pannes en récurrences assoiffent les populations de Diass village.

Malgré la richesse et la qualité des eaux  souterraines de la commune de Diass, la plupart des villages de notre localité sont confrontés à de graves problèmes d’approvisionnement en eau.

Le système de santé, au Sénégal, n’a pas évolué dans le sens favorisant l’égal accès des populations aux soins primaires de base et cette situation est plus que préoccupante dans les zones enclavées et même dans les zones comme DIASS qui est la porte d’entrée du Sénégal depuis l’ouverture de l’aéroport blaise Diagne.  

Suivant le découpage sanitaire, Diass dépend des districts de POPENGUINE et de MBOUR et cette situation peut elle encore durer vu les potentialités que s’offre cette commune et aussi des conditions difficiles que rencontrent  certains malades en évacuation vers POPENGUINE.

LA COMMUNE DE DIASS EST TRES ENCLAVEE.

Les pistes traditionnelles et les pistes de production sont défectueuses malgré les énormes disponibilités en latérite.

Les difficultés de communication et de transport entre les villages sont manifestes dans la commune : ainsi rallier DIASS A SAMEKEIDJ, RAFO, DIASS MBAYARD, DAGA A MBAYARD, TCHIKY à la Nationale 1, MBOUKHOU  A PACKY , BEINTEGNE, TOGLOU A GANDOUL, est périlleux surtout en période de pluie ou les eaux de ruissellement ravagent tout sur leur passage.

Lorsqu’on fait un tour dans certains villages de Diass, on peut dire que  la localité est laissée en rade. C’est une réalité patente et connue de tous et personne ne peut nier que les villages de la commune de Diass sont et enclavés du fait des mauvaises routes ou pistes que ce soient autorités ou populations. Les villages manquent de tout et pour la satisfaction de nos besoin force est de constater que c’est en synergie et ensemble qu’on pourra se réaliser aucun village de la commune ne peut se développer  seul.

LE REVEIL ?

 La question qui revient toujours est, à quand le grand réveil de DIASS si prés si loin des ténèbres ? Il est urgent de se demander ou sont nos autorités ? Savent elles que le réveil peut être brutal ? Savent elles qu’elles ont un rôle essentiel à jouer dans le processus de développement de la localité ?

Le Passé n’est pas un fauteuil où s’assied la pensée mais un tremplin d’où elle s’élance Car  lorsque le passé n’éclaire plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres.

Nous devons changer d’époque et de comportement avec comme ambition, d’installer au cœur des esprits cette notion de SAFENITE.

DIASS  A CERTES BESOIN D’HOMMES FORTS

Mais nous devons partir du principe qu’il revient aux diassois de décider de l’avenir de notre chère commune. Je suis convaincu que c’est une nouvelle période de grand espoir qui s’annonce. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d’énergie et d’espoir, qui pourront revendiquer et asseoir ensemble l’avenir de notre cher diass.

Il est important de regarder sur le rétroviseur et de se rappeler des principes traditionnels qui fondent la société surtout SAAFI (qui nous intéresse). Force est reconnaître que la jeunesse manque aujourd’hui de repères et de modèles.

Les valeurs principales de la société SAAFI,  de la  société en général constituent tout d’abord le ciment de la famille (la base de l’éducation) : le respect de l’autre, la solidarité, l’équité, la responsabilité. Ces mêmes valeurs sont également le soubassement moral de la société SAAFI (donc retour à nos valeurs et je ne serais pas jusqu’à dire au système  traditionnel)

La société SAAFI, à travers des hommes et des femmes de valeurs, nous a enseigné la suprématie de la collectivité sur l’individu, la solidarité responsable, le respect dû aux aînés, aux vieillards, le travail collectif ou communautaire. A toutes ces valeurs s’ajoutent les qualités morales : le courage, l’honnêteté, l’obéissance, la politesse, le sens de la responsabilité, l’intégrité.

 Aujourd’hui, notre commune abrite en son sein des experts dans presque tous les domaines d’activités et il est inconcevable que l’on ne puisse pas en bénéficier. Toute la question est de savoir comment y parvenir? Pourtant, le génie humain est partout 

SA JEUNESSE ?

Diass sera ce que nous en ferons disait un jeune.

Nous avons le devoir de responsabiliser nos » dirigeants » et de bâtir une commune qui sert la population mais pas une commune ou quelques un s’en servent… Renchérit-il.

 Et d’ajouter  nous pouvons servir notre communauté et mettre notre énergie et notre savoir – faire à contribution pour créer de nouvelles richesses ainsi que de nouvelles connexions avec le monde.

Mais ces choses ne pourront se faire que si nous saisissons la responsabilité de notre avenir et taire nos querelles villageoises.

En atteste les navetanes auparavant facteur d’union mais tout le monde observe ce qui se passe et laisse faire.

La jeunesse est-elle contrainte ou obligée de s’engager ? N’est-ce pas souvent elle qui dit : « Nous ne sommes pas des objets mais des sujets » ou encore « nous ne sommes pas des victimes mais de véritables acteurs » ? N’est-ce pas elle qui souhaite construire un DIASS meilleur et plus juste ? Cette jeunesse est donc dans l’obligation de s’engager.

Sur quoi alors porte l’engagement des jeunes ? Partout, nous sommes confrontés aux mêmes angoisses : la perte du lien social, le manque de confiance en soi, le manque de confiance à l’égard de son groupe d’appartenance… Tout cela favorise le ressentiment et l’invention des coupables.

 Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers.  Mais aussi il faut se départir de ce chauvinisme qui nous blogue.

Le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que la jeunesse prendra, des actions qu’elle engagera.

Ainsi dit, la crise des valeurs entraîne inéluctablement un échec sur le plan social. Les vertus, communes à toutes les communautés, ethnies, races et religions, ne peuvent être laissées en rade dans la création d’un projet humain et d’un idéal humaniste.

 Les notions de dignité, de vergogne, de pudeur, et de courage par exemple, servent sans aucun doute.

La jeunesse constitue pour l’être humain la période où il se forge, où il vit projeté vers l’avenir et/ou prenant conscience de ses potentialités, il bâtit ses projets pour l’âge adulte.

C’est dans ce sens même que les jeunes sont l’incarnation de l’espoir, de l’initiative, du changement et de l’émergence. Et une jeunesse consciente est plus apte à inventer qu’à juger, à exécuter qu’à conseiller, à lancer des projets nouveaux qu’à poursuivre des anciens.

P. Y. SECK

DIASS

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