La Cour suprême valide le décret migratoire très controversé de Trump

La Cour suprême valide le décret migratoire très controversé de Trump

26 juin 2018 0 Par khalil

Diass-Infos: La Cour suprême a validé ce mardi 26 juin le décret de Donald Trump durcissant l’entrée aux Etats-Unis de ressortissants de six pays majoritairement musulmans. Cette décision de la plus haute juridiction américaine met fin à une longue saga judiciaire.

Par cinq voix contre quatre, les juges de la Cour suprême ont validé le très controversé décret migratoire de Donald Trump. Adopté le 27 janvier 2017, une semaine après l’entrée en fonction du président, il prévoit l’interdiction du territoire américain aux ressortissants de six pays, pour la plupart à majorité musulmane : Iran, Libye, Somalie, Syrie, Yémen et Corée du Nord. Le Tchad y figurait également avant d’en être retiré le 10 avril.Donald Trump a rapidement communiqué sa satisfaction. « La Cour suprême valide le travel ban : wahou ! », a-t-il écrit en lettres capitales sur Twitter dans les minutes qui ont suivi la publication de l’arrêt.Dans un communiqué publié un peu plus tard, la Maison Blanche salue une « énorme victoire pour le peuple américain et la Constitution ». Cette décision intervient en effet après des mois de batailles judiciaires, rappelle notre correspondante à Washington, Anne Corpet.Le texte validé a été modifié à trois reprises et à chaque fois la justice s’était interposée. Sans parler de la mobilisation populaire. La présidence américaine tacle au passage ses opposants, évoquant « des commentaires hystériques de la part des médias et des politiciens démocrates qui refusent de faire ce qu’il faut pour notre pays. »

C’est la première décision majeure de la Cour suprême au sujet d’une politique décidée par Donald Trump. Dans son arrêt, la plus haute juridiction américaine estime que le président n’a fait qu’user de façon légitime de ses prérogatives en matière d’immigration. « L’Etat a mis en avant une justification suffisante en termes de sécurité nationale », précise le président de l’institution.

La décision de la Cour survient en plein débat sur la politique zéro menée aux frontières au sujet de laquelle Donald Trump a dû reculer pour mettre un terme à la séparation des familles. C’est donc une victoire judiciaire qui ne pouvait donc pas mieux tomber pour la Maison Blanche.