Afrique-Chine: Pékin répond aux critiques sur le risque d’endettement

Afrique-Chine: Pékin répond aux critiques sur le risque d’endettement

5 septembre 2018 0 Par khalil

Diass-Infos: Deuxième et dernier jour du 7e Forum de la coopération sino-africaine (FOCAC). Lundi, à l’ouverture de ce rendez-vous diplomatique, le président Xi Jinping a promis une aide de 60 milliards de dollars supplémentaires pour le développement des pays africains. La Chine s’est défendue face à ceux qui l’accusent d’alourdir la dette des pays africains.

« La Chine n’est pas le créancier numéro un des pays endettés sur le continent. Il est donc absurde d’imputer la responsabilité des problèmes de dette à la Chine ». Ces propos de l’émissaire spéciale de Pékin pour l’Afrique ce mardi en conférence de presse font suite aux critiques concernant l’envolée de l’endettement chez une quinzaine de partenaires africains de Pékin.

Devant les regards inquiets des capitales qui cherchent à restructurer leurs dettes, le président Xi Jinping a promis d’étudier les situations au cas par cas. Sur les prêts de 52 milliards d’euros promis par le premier partenaire commercial de l’Afrique, 12 milliards seront des dettes gratuites et des prêts sans intérêts, a annoncé le chef de l’Etat chinois. Message reçu visiblement pour la plupart des délégués croisés, les capacités d’investissement rapides et massives des banques chinoises restent le meilleur levier de développement pour l’Afrique.

Aujourd’hui, le continent attend également beaucoup des investissements privés. Les deux tables rondes de la journée ont permis de régler les détails, voire de lancer certains projets. Des délégués qui ont pu profiter de la fin d’après-midi pour faire un peu de shopping aussi dans les grands magasins de la capitale. On a vu passer des écrans de télé, des ordinateurs encore dans leur carton tout à l’heure sous les portiques de sécurité de l’un des grands hôtels qui accueillent les représentants africains.

Les investissements chinois promis – 60 milliards de dollars, dont 15 milliards sous formes d’aides et prêts sans intérets- sont très attendus par une partie de la jeunesse africaine.