Port de Sendou: Les impactés exigent leur indemnisation avant toute action sur le site

Port de Sendou: Les impactés exigent leur indemnisation avant toute action sur le site


Diass-Info: Les exploitants agricoles et propriétés fonciers de Bargny Miname Sendou ont envahi hier lundi le site devant abriter le port minéralier et vraquier sis à Sendou pour exiger l’arrêt immédiat des travaux. Réunis au sein du collectif « Sam Lougnou Mom », ils réclament à travers cette bravade, la signature au préalable des procès-verbaux de conciliation avant la construction du mûr de clôture sur ce site qui s’étend sur 680 hectares.
Les gaz lacrymogènes des forces de l’ordre n’ont pas arrêté ces hommes et femmes déterminés à rallier le site pour mettre leur menace à exécution. « Nous ne faisons que réclamer le paiement au préalable des indemnités aux impactés du projet de construction du port minéralier et vraquier de Bargny Sendou. Ils nous doivent des impenses après avoir détruit nos récoltes au mois d’octobre alors que les cultures étaient en période de maturité », s’offusque le président Issa Gueye qui face à la presse a déploré la réaction musclée des forces de l’ordre qui un quart plus tôt ont tenté de les dissuader par la force. Une vive tension qui selon ces exploitants agricoles, laisse transparaitre un manque de considération des autorités. « Toutes nos terres ont été spoliées. Il se trouve que 243 logements à Sendou seront déguerpis sous peu. Actuellement les populations de Bargny Miname Sendou ne savent plus om donné de la tête puisque pris en étau par la centrale à charbon, le port minéralier et vraquier et l’avancée de la mer », a laissé entendre Issa Gueye qui pour sans convaincre a livré la teneur des discussions avec le chef de l’exécutif local. « Nous étions d’accord sur la première phase qui était le terrassement. Nous avions rencontré le préfet Serigne Babacar Kane à deux reprises qui nous avait promis que dans ce mois d’avril les procès verbaux de conciliation seraient signés. Malheureusement nous nous sommes rendu compte que le promoteur avait déjà commencé la construction du mûr de clôture. Alors qu’on s’était dit avec le préfet qu’aucune activité ne pouvait se faire sans pour autant avoir indemnisé les populations impactés », rappel t-il.

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