Brexit : Theresa May présente ce lundi son «plan B» à la Chambre des communes

Brexit : Theresa May présente ce lundi son «plan B» à la Chambre des communes

21 janvier 2019 0 Par khalil
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Diass-Infos : Theresa May présentera ce lundi après-midi 21 janvier son « plan B » devant la Chambre des communes. L’Union européenne affirme qu’il n’appartient plus qu’à Theresa May et aux députés britanniques de se mettre d’accord sur une contre-proposition à l’accord de sortie qu’ils ont rejeté, les négociations ne reprenant qu’une fois celui-ci conclu.

Après avoir subi une défaite parlementaire historique mardi dernier, Theresa May remontera sur le ring pour présenter son nouveau plan de sortie de l’UE devant les députés. Elle devrait esquisser les grandes lignes d’une tentative pour transformer le « backstop », le filet de sécurité irlandais, auquel s’opposent les députés, en un traité autonome avec la République d’Irlande.

Selon la presse britannique, Theresa May projette de proposer un traité bilatéral à l’Irlande. Elle réfléchirait même à modifier l’accord du Vendredi Saint de 1998 en y inscrivant que le Royaume-Uni s’engage à ce qu’il n’y ait jamais de frontière terrestre en Irlande.

Mais c’est oublier que l’Union européenne a son mot à dire sur ce sujet. Par ailleurs, la ministre irlandaise des Affaires européennes, Helen Mc Entee, a d’ores et déjà prévenu que l’accord de paix irlandais n’était pas renégociable.

Motion « neutre »

Theresa May déposera une motion « neutre » qui sera débattue et votée le 29 janvier. Cette motion devrait attirer une avalanche d’amendements de la part des députés de l’opposition, mais aussi de son propre camp.

Les Brexiters demandent à la Première ministre de se retirer des négociations et d’adopter un scénario ou le Royaume-Uni quitterait l’UE « sans accord préalable négocié ».

Révoquer l’article 50

Les parlementaires qui veulent faire échouer le Brexit, quant à eux, redoublent d’efforts pour repousser la date de départ stipulée par l’article 50, voire de révoquer cet article tout entier. D’autres dans les rangs conservateurs comme les travaillistes, tente d’imposer de nouvelles élections législatives pour repartir à zéro dans les négociations.

Dans ce contexte, le scénario d’une sortie sans accord, rejeté par une majorité de députés, n’est donc toujours pas écarté. Ce lundi matin le ministre de l’Industrie Richard Harrington a prévenu qu’il démissionnerait si Theresa May retenait cette option qui serait selon lui, un « désastre absolu ».