Economie

SITE DE KHELCOM: Plus de 200 caisses de poissons endommagées par des eaux usées de la centrale

Diass-Infos : La cohabitation s’annonce difficile. Longtemps combattue par une partie de la population Bargnoise dont des environnementalistes, la centrale à charbon commence déjà à faire ses premiers dégâts. En effet, les femmes transformatrices de produits halieutiques du site de Khelkom ont été victimes, ce lundi 21 janvier, de la défectuosité du tuyau devant servir à refroidir les turbines. Une imperfection qui a eu comme conséquence direct la destruction de plus 200 caisses stockés par les femmes présentes sur ledit site.

Les relations déjà heurtées ne vont pas dans le sens de régler la situation. En effet, les femmes du site de transformation de Khelcom à quelques encablures de la centrale à charbon se sont réveillées consternées par la présence d’une substance noirâtre. Un liquide issu des installations qui selon la présidente Fatou Samba vient confirmer les nombreuses craintes qu’elles n’ont eu de cesse de dénoncer. « Ce matin, nous avons vu de l’eau usée qui a inondé le site et qui est à l’origine de la destruction de plus de 200 caisses de poissons enfumés qui appartiennent aux femmes qui travaillent ici. Nous ne savons pas les composantes. Nous avons peur pour l’avenir du site car les produits que nous transformons ici, sont destinés à la consommation et sont exportés dans la sous région. Nous sommes inquiets de voir les effets toxiques que nous craignions commencer à déteindre sur les produits », a fait constater la présidente Fatou Samba lors d’un point de presse tenu au pied de la centrale.

Une plainte en vue contre la centrale à charbon 

SITE DE KHELCOM: Plus de 200 caisses de poissons endommagées par des eaux usées de la centrale

« Nous avons fait appel à un huissier pour qu’il constate les dégâts. Nous sommes des femmes vulnérables et nous n’avons pas autres sources de revenues que les produits de mer. Nous irons là où notre droit s’arrête », a t-elle fait comprendre.

Très remontés, les femmes qui s’activent sur le site se veulent claire. « Ils ont créer une canalisation et nous ne voyons pas là où la centrale tire l’eau de la mer pour leur consommation. On subit le rejet de cette eau intoxiqué. On n’a toujours dit quand la centrale commencera à produire on va subir les conséquences et aujourd’hui c’est le début de nos problèmes », dit-elle.
Ces femmes de la commune de Bargny et environ qui par centaines convergent chaque jour vers leur lieu de travail pour gagner leur vie ont peur de leurs avenirs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *