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Stratégie RH : comment Iamgold fait monter les cadres burkinabè

Diass-Infos : Depuis 2010, le canadien Iamgold qui exploite la mine d’Essakane au Burkina Faso, prépare les employés locaux à occuper des postes stratégiques, jadis réservés aux expatriés. Retour sur une expérience concluante.

Alors que la société civile reproche à nombre de groupes miniers de réserver les postes de cadres à des expatriés, la compagnie canadienne Iamgold, qui exploite la mine d’or d’Essakane au Nord du Burkina Faso, met en oeuvre un « programme de développement de la relève » (PDR) depuis 2010. Son but : donner une chance aux nationaux de pouvoir occuper des positions stratégiques.

« Beaucoup d’employés n’y croyaient pas au début. Aujourd’hui, les résultats démontrent le contraire, et l’engouement autour du PDR va grandissant », résume Oumar Toguyeni, vice-président régional du groupe minier. Implémenté dans un contexte de manque criant d’expertises locales comme les postes d’ingénieurs géologues, d’ingénieurs miniers ou de mécaniciens industriels, le programme a eu le mérite d’attirer les Burkinabè vers ces postes.

Identification des hauts potentiels

Le plan de développement de la relève a été conçu par l’entreprise afin d’assurer la relève en matière de dirigeants. Un comité directeur piloté par le vice-président régional Omar Toguyeni évalue ainsi les aptitudes de chaque agent comme le leadership ou la capacité d’occuper un poste hors du champ d’emploi présent.

L’ENTREPRISE QUI REVENDIQUE ACTUELLEMENT 98 POSTES D’EXPATRIÉS ESTIME AVOIR POURVU 83 POSTES DE NIVEAU SUPÉRIEUR.

Certains de ces agents, considérés comme « hauts potentiels », sont préparés à occuper des postes à responsabilités. « À partir de cette étape, un Plan de développement individuel (PDI) pour chaque inscrit est mis en œuvre. Les candidats sont évalués en permanence afin de s’assurer de leurs progrès. C’est ce plan qui m’a permis d’être promu directeur des ressources humaines en janvier 2017 », précise William Kader Ouédraogo, arrivé en 2008 en qualité d’assistant des ressources humaines.

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p style= »text-align: justify; »>« Au début du programme en 2010, les postes de contre-maîtres étaient occupés par des expatriés. Aujourd’hui, c’est inimaginable tant nous avons développé des compétences avec l’engagement de la direction et surtout la collaboration des expatriés qui ont formé les nationaux. C’est un exemple de réussite du PDR », souligne le DRH de 36 ans.

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