Chercheurs africains et occidentaux partagent leurs expériences


Diass-Infos : La rencontre, qui se tient du 11 au 14 juin à l’Institut africain de management (Iam) de Dakar, regroupe plus de 400 spécialistes venus de partout à travers le monde pour réfléchir et échanger sur les défis du secteur.

“La pensée managériale à l’épreuve des forces de disruption” est le thème choisi par l’Association internationale de management stratégique (Aims) pour célébrer la 28e édition de sa conférence internationale. Cette rencontre, qui se tient pour la première fois en terre africaine, est une occasion, pour des chercheurs spécialisés en management, venus de divers horizons, de faire un regard croisé sur les sciences managériales et d’échanger leurs expériences. Le but de la rencontre est de réfléchir sur le management dans le contexte africain, sur l’éducation en management en Afrique et aussi l’éducation au management africain.

D’autres thèmes liés à l’innovation, à la créativité et les changements de paradigmes qui s’opèrent dans l’environnement des affaires à travers le monde seront également abordés, durant les trois jours d’échanges et de réflexion. La conférence a pour autre objectif d’offrir un cadre propice aux chercheurs africains pour partager leurs expériences avec leurs collègues occidentaux et asiatiques, dans un souci d’apporter des solutions pertinentes aux problèmes managériaux africains. “Il y a soit un problème de complexe des dirigeants, des leaders, soit un problème au niveau de la recherche. Il faut absolument repenser les choses. Cette rencontre offre une opportunité précieuse et importante pour tous ceux qui sont intéressés par les questions liées au développement, à l’émergence ou au progrès. C’est un regard croisé entre Asiatiques, Européens, Américains et Africains autour des questions de management en Afrique, dans un contexte africain. C’est aussi le lieu, pour les chercheurs africains, de dire ce qu’ils peuvent mettre sur le plateau pour faire avancer la science”, a déclaré le directeur de l’Iam, Moustapha Mamba Guirassy.

Dans son intervention, l’ancien ministre sous le régime de Wade a souligné qu’en contexte africain, la dimension culturelle est très importante et doit être intégrée dans les sciences de management. “Notre culture offre énormément de choses dans un contexte où on se cherche dans des questions d’éthique, de déontologie, de spiritualité. Notre rapport à l’environnement, au temps, au bien-être sont aujourd’hui de grandes questions pour la science du management et l’Afrique a quelque chose à offrir dans ce sens. Il faut actualiser et mettre ça dans les contenus pédagogiques”, estime-t-il.

“De notre culture dépend notre style de management”

M. Guirassy considère ainsi que la culture est un élément important dans le management, car elle détermine les habitudes de la population. “De notre culture dépend notre style de management. Notre rapport au temps le montre bien. C’est pourquoi, il faut chercher les explications de nos retards et de nos absences dans l’histoire. De même que les transmissions de pouvoir qui se font souvent par des révolutions atroces, terribles. Cela ne veut pas dire que les cultures africaines ne sont pas bonnes, mais qu’il faut prendre les bonnes choses et les intégrer. On ne fait pas souvent d’efforts pour connecter les choses à ce que nous sommes en tant qu’Africains. C’est pourquoi, quelle que soit la pertinence des théories, ça ne marche toujours pas”, regrette-t-il. Le résultant attendu de cette conférence est de renforcer les sciences du management et les convictions sur les qualités des productions scientifiques des chercheurs africains. “Cette rencontre peut apporter beaucoup de choses au management en Afrique. Elle permet, à travers un regard croisé, de faire rejaillir de nouvelles problématiques, de nouvelles idées qui peuvent aider à mieux comprendre la complexité des organisations sous des regards multiples et pluriels afin de voir ce qui se cache derrière les regards sous un seul angle. C’est tout le sens de cette rencontre tenue dans un contexte de bouleversement important avec le mobile banque, le mobile money, qui sont très développés en Afrique, ainsi que l’Internet et la monnaie digitale, pour ne pas rater la révolution numérique”, a déclaré Birahim Guèye, Président de l’Association sénégalaise de management, Directeur de l’Ufr science et gestion de l’Ugb.

khalil

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