Brexit: critiquée de toute part et sous pression, May joue les équilibristes


Diass-Infos: Alors que les rumeurs vont bon train sur la conclusion imminente d’un accord sur le Brexit, Theresa May a déclaré lundi soir, le 12 novembre, que les négociations avec Bruxelles touchaient à leur fin. La dirigeante britannique est à nouveau sous pression pour faire accepter par son gouvernement son plan de retrait de l’UE au plus vite afin qu’un accord puisse être signé avec les dirigeants européens à la fin du mois.

Critiquée de toutes parts à propos de sa stratégie sur le Brexit, Theresa May a tenu lundi soir à répondre publiquement à ses détracteurs. Profitant de son discours annuel lors du banquet du Lord Maire de la City de Londres, la dirigeante a assuré que Londres et Bruxelles travaillaient très dur nuit et jour pour parvenir à un accord mais que les négociations étaient extrêmement difficiles.

Et faisant allusion à sa position précaire sous le feu des critiques à la fois des « Brexiters » et des « Remainers », la Première ministre a ajouté : « Ce qui est important dans ces négociations, ce n’est pas moi ou ce que je vais devenir, mais ce qui est dans l’intérêt national. » A nouveau Theresa May s’est dite déterminée à mener à bien le Brexit, sous-entendant ainsi qu’un second référendum était toujours hors de question.

Autre signal, cette fois aux ardents Brexiters au sein de son cabinet et du Parlement qui menacent de se révolter : la dirigeante a promis qu’elle ne conclurait pas d’accord à n’importe quel prix, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. Or, Theresa May va devoir jouer les équilibristes pour maintenir la cohésion de son gouvernement.

Un gouvernement divisé

A l’image des divisions qui minent le parti conservateur, les tensions sont de plus en plus vives entre les ministres qui penchent pour une sortie de l’Union européenne à tout prix même sans accord et ceux qui sont partisans de conserver des échanges en restant arrimé à l’UE, au moins pendant une durée limitée.

La démission de Jo Johnson – un partisan du maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne – de son poste de secrétaire d’Etat aux Transports n’augure rien de bon. Selon la presse britannique, quatre autres ministres seraient prêts à claquer la porte.

L’heure tourne

La Première ministre doit les convaincre de soutenir un compromis qui devra être approuvé par le Parlement. Une mission d’autant plus délicate que les retards et un éventuel échec des négociations lui sont déjà imputés par ses adversaires au sein de son propre parti et qu’elle est elle-même sur la sellette.

Et l’heure tourne, répète-t-on de plus en plus nerveusement de chaque côté de la Manche. De l’avis général, Theresa May a désormais jusqu’à mercredi soir pour convaincre son cabinet d’approuver un accord de retrait si elle veut qu’il soit signé par les 27 lors d’un sommet européen fin novembre.

khalil

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