LA COMMUNE DE DIASS, UNE TERRE PROMISE AU COEUR DU SAAFEN

La commune de DIASS serait une terre promise au cœur du SAAFEN.
« Chaque jour qu’on dort et qu’on se réveille,il ya de nouveaux dossiers ».
Le SAAFEN subit au quotidien des humiliations dans la cohorte des lamentations et de la dignité bafouée. A Dougar, les populations ont été poursuivies jusque dans leur dernier retranchement, leurs maisons, dans leurs chambres, humiliées avant d’être tout simplement maltraitées.
 
L’État dispose certes de la force légitime, mais ne dispose pas pour autant du droit d’usurpation des terres de nos ancêtres sans au préalable tenir compte de l’intérêt des autochtones.
Faire des populations de la commune de DIASS des étrangers sur leur propre terroir résume globalement ce qui se passe dans ladite commune.
Nous n’avons pas fini d’epiloguer sur les dérives et le supplice administrés aux populations de Dougar, et voilà que se soulève un autre problème : celui de l’attribution de parcelles à la communauté lébou de Yoff et de Ngor au cœur de DIASS.
 
En rire ou en pleurer???
À Yoff et à Ngor, on peut en rire mais dans le SAAFEN et plus particulièrement dans la commune de DIASS on en pleure.
Le pôle Dagga Kholpa pour l’instant ne profite pas à la commune de DIASS si ce n’est à une minorité au moment où l’écrasante majorité se meut dans le désespoir.
DIASS ne serait – elle pas assimilée à une vache laitière, à une terre promise???
Je répondrai par l’affirmative.Il est cependant inconcevable de vouloir sevrer un bébé pour l’exposer à une mort certaine juste pour alaiter le bébé d’autrui pour lui assurer un avenir meilleur.
Que dire alors de ce mil nourricier qui jadis poussait sur ces terres, héritage de nos aïeux.
 
Loin de moi l’idée de vouloir dire que les terres du SAAFEN appartiennent aux saafis.Nous sommes tous des Sénégalais murmurent certains d’entre vous. D’autres diront que la terre relève du domaine national et patati patata.La différence est que ces terres, celles de nos aïeux qui font aujourd’hui l’objet de querelles n’ont pas été vierges sur des hectares.Elles ont été exploitées, soumises à la main paysanne pour devenir ce qu’elles sont puisque l’agriculture est l’activité dominante de la localité.
Vouloir se partager le SAAFEN sans le SAAFEN risque encore une fois de faire naître un sentiment de révolte. Il est nécessaire alors de jeter un regard sur le passé.
Il est nécessaire aussi de mettre en avant les relations qui font de nous tous des Sénégalais.
 
Il est encore et encore nécessaire de privilégier le dialogue et d’éviter la confrontation.Cela ne réglera rien.
Le sang a déjà coulé et même si ce n’était qu’une goutte, c’est déjà assez.
Si la commune de DIASS est une terre promise au cœur du SAAFEN, pour y vivre en harmonie, il faudra forcément que les intérêts de sa population soient pris en compte et c’est le seul gage d’une cohabitation durable.
 
ISSA SENE ( LA PLUME DE KINIABOUR)

khalil

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