Argentine: l’ex-président Macri visé par une enquête pour livraison d’armes aux militaires boliviens


En Argentine, une procédure judiciaire a été ouverte contre l’ex-président de centre droit Mauricio Macri et deux de ses anciens ministres. Ils sont accusés d’avoir livré clandestinement à la Bolivie des armes destinées à réprimer des manifestations en novembre 2019, alors que l’armée s’était emparée du pouvoir et que le président Evo Morales avait dû quitter le pays.

Le scandale de la livraison clandestine d’armes par l’Argentine aux militaires boliviens qui avaient déposé Evo Morales après les élections contestées de 2019 prend de l’ampleur. L’affaire a été révélée le 9 juillet, suite à la découverte à l’ambassade d’Argentine à La Paz d’une lettre de remerciements du commandant en chef de l’armée de l’air bolivienne de l’époque pour le matériel livré, des cartouches, du gaz lacrymogène et des grenades anti-émeutes, manifestement destiné à réprimer les manifestations favorables à Morales.

Macri dément

Le chargement en question a quitté l’Argentine et est arrivé en Bolivie sans avoir été déclaré, le 12 novembre 2019, sur la fin de la présidence de Mauricio Macri. Une partie de ces armes a été retrouvée dans un dépôt de la police à La Paz cette semaine. Suite à une plainte déposée par le gouvernement d’Alberto Fernández, l’actuel chef de l’État argentin, un procureur a décidé vendredi 16 juillet d’ouvrir une procédure judiciaire à l’encontre de l’ex-président et de ses ministres de la Sécurité et de la Défense de l’époque.

D’autres inculpations pourraient suivre. Il n’est pas exclu que Macri soit également poursuivi en Bolivie, où une enquête a aussi été ouverte. Pour l’heure, Macri, qui se trouve en Europe, et ses anciens ministres nient tout en bloc.

khalil

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